Collection 34 par diptyque

Featured Video Play Icon

Prendre la route sans savoir précisément où et quand on arrivera à destination. C’est avec cette folle liberté que les parfumeurs ont pu élaborer les quatres eaux de parfum de la collection 34.

Quatres compositions étonnantes abritées dans des flacons sans précédent. Une fois le verre soufflé, il est plongé dans l’eau glacée : le choc thermique est si brutal que le flacon se met à craqueler. Et puis, il y a ces bouchons, en malachite ou en bris de biscuits recyclés et transformés au contact de métaux précieux, qui évoquent un mur de la boutique du 34 boulevard Saint-Germain. Situé au fond du magasin à gauche, il s’agit d’un trompe-l’œil élaboré par le co-fondateur Desmond Knox-Leet grâce à une accumulation de pierres. Des minéraux qui inspirent désormais le capot de trois concentrés surprenants.

 

Première destination : Ôponé. Cet ancien port de Somalie, sur la route des Epices, au sud du Cap de Gwardafuy inspire une fragrance d’une richesse absolue composée par Olivia Giacobetti. Colonne vertébrale de la formule, la rose turque, déclinée en essence et en absolue, s’autorise une concentration indécente. Une fleur réchauffée par un soupçon de safran, un peu de cumin et du bois de gaïac aux accents de cuir, de fumée et de réglisse.

 L’Eau Mage, quant à elle, est née lorsque le parfumeur Fabrice Pellegrin avait commencé à réfléchir aux parfums capables d’incarner le 34. L’auteur de fragrances iconiques de la Maison (Tam Dao, Do Son…) avait alors élaboré une senteur à contrepied avec ses créations passées. Un jeu androgyne construit autour d’une molécule rémanente, l’ambroxan. Aux accents ambrés et sensuels, il a associé quelques zestes de mandarine, une touche de rose, des épices et du musc. Un parfum vertical et irrésistible.

Déjà cinq ans qu’il se prépare et soigne ses finitions. Une conversation parfumée démarrée en 2010 entre le nez Olivier Pescheux et Myriam Badault, directrice de la création produits. Elle nait aujourd’hui sous le nom de Benjoin Bohème. Excentrique et évolutif, ce benjoin-là est issu d’une production durable et équitable au Laos. Un baume racé. Accompagné de graines d’angélique, de bois de santal, de styrax et de patchouli, l’ingrédient laotien devient bavard. Il a mille anecdotes à murmurer sur la peau.

 

Et le dernier (lancé en 2016)

 Kimonanthe, L’osmanthus à la rencontre de l’encens. Exclusivement réservé aux boutiques diptyque, cet ovni olfactif rejoint Benjoin Bohème, Eau Mage et Ôponé. Autant de propositions étonnantes qui n’ont qu’un but : susciter une émotion vive. Kimonanthe est née de la rencontre entre deux senteurs improbables. L’osmanthus, cette fleur blanche asiatique qui évoque à la fois l’abricot, le lait et le cuir, et la poudre d’encens. En effet, Myriam Badault possédait depuis longtemps une petite boîte en bois dans laquelle les Japonais conservent de l’encens réduit en poudre : le zukoh. On le frotte au creux des mains pour se purifier, on le respire pour se sentir mieux, on le jette vers le ciel pour communiquer avec le divin. Elle propose alors au parfumeur Fabrice Pellegrin de réfléchir à un bouquet d’osmanthus enraciné dans une infusion d’encens. Le résultat échappe à toute tentative de classification olfactive. Un monde à part s’ouvre brusquement. Camphré, giroflé, santalé, épicé, cuiré. Le parfum se comporte sur la peau comme une poupée russe en constante mutation, embarquant les sens vers une vapeur de sirop et d’abricot confit, prenant ensuite la forme d’un remède ancestral puis d’une fumée sacrée.

Réalisée en verre craquelé par la Maison Waltesperger, comme les opus précédents de la Collection 34, Kimonanthe est coiffée d’un bouchon en résine très particulier, élaboré par un fabricant d’accessoires de mode et de bijoux. Inspiré par les colliers de perles que Christiane Gautrot, co-fondatrice de la Maison diptyque, confectionnait pour la boutique du 34 boulevard Saint Germain.

www.diptyqueparis.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.