Raf Simons & Calvin klein

Raf Simons & Pieter Mulier
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Raf Simons présente pour la première fois à NY sa vision de Calvin Klein. c'est une collection très attendue après son année de silence depuis son départ de chez Dior... Nous l’attendions tel une heureux événement.

Pour cette première Fashion Week de l'ère Trump, Raf Simons, 49 ans, n'a pas hésité à multiplier les références au contexte politique particulièrement tendu et en rendant hommage à la diversité de l'Amérique.

"Tous ces gens différents avec des styles différents, des codes d'habillement différents, c'est l'avenir, le passé, l'Art Déco, la ville, l'Ouest américain... c'est toutes ces choses là, et aucune à la fois. Il n'y a pas une seule époque, une seule chose, un seul look. C'est le brassage de tous ces personnages et de tous ces individus, exactement comme l'Amérique. C'est toute la beauté et l'émotion de l'Amérique".

De fait, la collection était un peu tout cela en même temps: parmi les points forts, le pantalon style uniforme de fanfare, avec liseré, porté avec chemises à poches plaquées, elles aussi inspirées du monde militaire, le tout décliné dans des couleurs vives et contrastées qui leur donnaient un air de liberté.

Liberté aussi pour les robes légèrement transparentes faites de fils de laine bi ou tri-colores et couvertes d'un voile de plastique. Ou encore pour des hauts unisexes au tronc tout de synthétique transparent, où seules les manches habillent vraiment, grâce à des rayures aux coudes style pulls de pompier.

Mélange de modernisme et de classicisme, avec la série de manteaux mi-longs, déclinaisons de beige, aux épaules amples et à la coupe large, portés avec des bottes de cow-boy. Ou les costumes jacquard, qu'on imaginerait sans mal portés par les banquiers de Wall Street s'il n'étaient pas si amples.

Le tout dans un décor créé par l'artiste américain Sterling Ruby, exposé au MoMA ou au musée Guggenheim: les mannequins défilaient sous un plafond d'où pendaient boudins en tissus colorés, bouquets de fils de laine ou carrés de denim. Un artiste de mère néerlandaise qui cite pêle-mêle parmi ses influences les gangs, les graffiti, la violence, les monuments publics et la domination comme le déclin de l'Amérique...

Un éclectisme d’une grande modernité.

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Photos © 2017 Giovanni Giannoni

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